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Governing by the price signal? On the performativity of corporate internal carbon pricing

dc.contributor.advisorBerland, Nicolas
dc.contributor.advisorCreti-Bettoni, Anna
dc.contributor.authorOlivier, Raphaël
dc.date.accessioned2022-07-12T13:57:21Z
dc.date.available2022-07-12T13:57:21Z
dc.date.issued2022-03-16
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.psl.eu/handle/123456789/23018
dc.description.abstractfrComment et pourquoi les entreprises ont-elles utilisé et utilisent-elles des prix internes du carbone ? Ancrée dans les sciences de gestion et sur la base de données primaires et secondaires, cette thèse mobilise des ressources interdisciplinaires pour y répondre. Le premier chapitre commence par cadrer des considérations philosophiques générales sur l’action, puis resserre l’analyse sur l’intention. Dès lors, l’exercice du pouvoir est étudié à l’aune des interactions entre technique, dispositif et agencement. C’est ainsi que sont réunis les concepts de performativité et de gouvernementalité. Aussi, il est défendu l’idée que la généalogie est la méthode pertinente pour mettre ce cadre théorique en relation avec un objet d’étude empirique. Dans cette optique, le chapitre de transition définit le pricing du carbone comme une instrumentation. Mais celle-ci n’est jamais neutre, elle s’inscrit dans les stratégies-climat plus ou moins fructueuses d’organisations variées, au premier rang desquelles les entreprises du secteur de l’énergie, mais aussi des Etats, des organisations internationales, des associations ou des cabinets de conseil. En même temps, cette technique particulière est au fondement de politiques domestiques et de la politique climatique internationale, depuis le Protocole de Kyoto jusqu’à l’Accord de Paris. Par-là, distinguer les dispositifs des agencements permet de bien appréhender la manière dont sont gouvernées certaines conséquences du changement climatique. Les chapitres empiriques emploient ainsi deux focales différentes : le deuxième chapitre porte sur l’agencement, il présente le rôle du pricing du carbone interne aux entreprises dans l’histoire de la politique climatique ; le troisième chapitre porte sur un dispositif, il montre le rôle du pricing du carbone dans la stratégie-climat de l’entreprise EnergyCorp. L’intérêt est alors de faire dialoguer ces deux niveaux d’analyse, dont la combinaison permet d’avoir une co mpréhension fine de ce qui se joue dans le rapport entre entreprises et changement climatique. Autrement dit, l’enjeu est de mettre à jour les réseaux de pouvoir relatifs aux prix du carbone internes aux entreprises. A partir de ce diagnostic du passé et du présent, la conclusion envisage de possibles futurs en proposant des recommandations visant à tendre vers une politique énergie-climat soutenable.fr
dc.language.isofr
dc.subjectPerformativité & gouvernementalitéfr
dc.subjectPolitique climatiquefr
dc.subjectStratégies-climat des d'entreprisesfr
dc.subjectPerformativity & governmentalityen
dc.subjectClimate policyen
dc.subjectCorporate climate strategiesen
dc.subject.ddc658.4
dc.subject.classificationjelQ.Q5.Q56
dc.titleGouverner par le signal-prix ? Sur la performativité des prix du carbone internes aux entreprisesfr
dc.titleGoverning by the price signal? On the performativity of corporate internal carbon pricingen
dc.typeThèse
dc.contributor.editoruniversityotherUniversité Paris sciences et lettres
dc.description.abstractenHow and why did and do firms use internal carbon prices? Rooted in management sciences and based on primary and secondary data, this thesis mobilizes interdisciplinary resources to answer this question. The first chapter begins by framing general philosophical considerations on action, then narrows the analysis to intention. From then on, the exercise of power is studied in terms of the interactions between technique, dispositive and agencement. This is how the concepts of performativity and governmentality are brought together. It is also argued that genealogy is the relevant method for relating this theoretical framework to an empirical object of study. In this perspective, the transition chapter defines carbon pricing as an instrumentation. But the latter is never neutral, it is part of the more or less successful climate strategies of various organizations, first and foremost energy companies, but also states, international organizaions, associations or consulting firms. At the same time, this technique is at the basis of domestic policies and international climate policy, from the Kyoto Protocol to the Paris Agreement. In this way, distinguishing dispositives from agencements allows for a clear understanding of how and why certain consequences of climate change are governed. The empirical chapters thus employ two different focuses: the second chapter deals with the agencement and presents the role of corporate internal carbon pricing in the history of climate policy; the third chapter deals with a dispositive and shows the role of internal carbon pricing in the climate strategy of the company EnergyCorp. The interest is then to put these two levels of analysis in dialogue, the combination of which provides a detailed understanding of what is at stake in the relationship between companies and climate change. In other words, the challenge is to uncover the power networks related to corporate internal carbon prices. Based on this diag nosis of the past and present, the conclusion considers possible futures by proposing recommendations aimed at moving towards a sustainable energy-climate policy.en
dc.identifier.theseid2022UPSLD007
dc.subject.ddclabelDirection d'entreprise
hal.author.functionaut


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